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228 posts categorized "Consommation & déchets"

26 novembre 2013

Entreprises, achetez responsable !

  • Couv Dossier73% des responsables achats affirment que la réduction des coûts reste leur priorité numéro 1 ;
  • 62% d'entre eux considèrent comme une priorité la mise en place d’une politique d’achats responsables. Mais...
  • 49% déclarent manquer d’indicateurs de mesure ou de référentiel clair pour mettre en place des achats responsables. 

Les achats représentent en moyenne 50% du chiffre d’affaires des entreprises. S’engager dans une démarche d’achats responsables consiste à intégrer des critères environnementaux et sociaux dans le processus achats. Concrètement, cette démarche se décline en différentes phases :

  • réalisation d’un état des lieux et analyse des besoins ;
  • identification des axes d’amélioration et élaboration d’une stratégie ;
  • mise en place d’un plan d’action dans une logique de cycle de vie et de coût global, et déploiement en interne et dans les relations avec les fournisseurs.

La mise en place d’une démarche d’achats responsables est un projet fédérateur qui peut être source de bénéfices multiples pour l’entreprise. Des gains économiques bien sûr, mais aussi une meilleure maîtrise des risques qu’ils soient sociaux, environnementaux ou économiques, une image renforcée auprès des partenaires et des clients

Les achats responsables en entreprise, c'est le dossier que propose le N°71 de ADEME&Vous.

 Le dossier ADEME&Vous N°71 Entreprises, achetez responsable (PDF - 572 Ko)

15 novembre 2013

SERD: une semaine de sensibilisation pour moins jeter et mieux consommer

Visuel SERDLe meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas : la prévention demeure le moyen le plus efficace pour ne pas produire de déchets en consommant et en produisant mieux, tout en jetant moins.

La SERD 2013, c'est près de 2 700 manifestations labellisées, organisées dans toutes les régions françaises du 16 au 24 novembre. Devenue en quelques années seulement une référence en matière de prévention, la SERD mobilisera près de 13 000 actions dans plus de 23 pays (dont 19 de l’Union Européenne) !

Les 2 692 actions menées en France dans le cadre de la SERD 2013 mobilisent 709 porteurs de projets (51 % sont des collectivités, 7 % des entreprises privées, et 28 % des associations, 7 % des administrations ou des entreprises publiques, 4% des hôpitaux, des maisons de retraite, des collectifs de citoyens,...).

Durant toute la semaine, les Français pourront participer à des centaines d’opérations locales comme nationales. Certaines d’entre elles sont des événements de grande ampleur, tels que :

  • Réduisons pour que ça tourne rond, proposée par API Restauration du 18 au 22 novembre dans 109 restaurants partout en France : ces derniers proposeront un menu « zéro déchet », dans une optique de sensibilisation des convives à la lutte contre le gaspillage alimentaire.
  • Laisse parler ton cœur : cette opération organisée par Emmaüs France a pour but de collecter dans 118 grandes surfaces des jouets neufs ou d’occasion afin de leur donner une seconde vie.
  • Le Clean Up Day Bora Bora, auxquels participent les grands hôtels de Bora Bora le 20 novembre : l’objectif est de nettoyer l’île principale tout en sensibilisant la population à la gestion des déchets.

Enfin, chacun pourra participer à de très nombreuses opérations de promotion du réemploi sous toutes ses formes. Les chambres des métiers et de l’artisanat inviteront des artisans-réparateurs, des collectes d’objets et de jouets seront également organisées, tout comme de nombreux ateliers de réparation de vélos, par exemple.

Pour en savoir plus :

 www.serd.ademe.fr

 Toutes les actions, région par région

Une nouvelle campagne TV pour réduire nos déchets

590 kilos de déchets en une année, c’est ce qu’un Français produit en moyenne actuellement. Dans un contexte de crise économique, de raréfaction des ressources naturelles et de volatilité du prix des matières premières, les impacts environnementaux et économiques liés à la production et à la gestion des déchets sont autant de préoccupations qui s’additionnent et contribuent à interpeller les Français sur les modes de production et de consommation.

Aller vers un modèle économique plus respectueux des ressources naturelles et potentiellement créateur d’emplois invite à repenser les modes de consommation et de production. Dans ce cadre, l’économie circulaire constitue un cercle vertueux où la conception des produits puis leur réemploi, leur réutilisation et la valorisation des déchets grâce au tri permettent d’alléger l’impact de la production et de la consommation sur les milieux naturels.

Visuel CampagneQuelques chiffres

  • 20 kg par habitant et par an de gaspillage alimentaire.
  • 7 kg de produits alimentaires encore emballés jetés chaque année.
  • Près de la totalité des Français, soit 98 %, déclarent avoir déjà pratiqué le réemploi.
  • 825 000 tonnes de déchets évitées grâce au réemploi.
  • Le chiffre d’affaires lié au réemploi et à la réutilisation est estimé à 1 250 millions d’euros par an.

Une nouvelle campagne de prévention

Ce mouvement vers plus de prévention, vers une meilleure valorisation de nos déchets ne peut se faire qu’avec la mobilisation de tous. C’est pourquoi, à partir du 15 novembre 2013, à la veille de l’ouverture de la Semaine européenne de la réduction des déchets, le Ministère de l'Ecologie (MEDDE) et l’ADEME lancent une nouvelle campagne nationale pour inciter les Français d’une part à réduire leur production de déchets, et, d’autre part, à mieux trier ceux qui n’ont pu être évités.

 

Pour mobiliser les moins sensibilisés aux enjeux environnementaux, la nouvelle campagne ne se cantonne pas à valoriser les bénéfices pour la planète, elle promeut également tous les bénéfices que chacun de nous peut tirer de geste quotidiens simples et ce, sur un ton humoristique et décalé.

Le mot d’ordre de cette campagne, « Si vous ne le faites pas pour la planète, faites le pour vous » traduit à cette fin ce double bénéfice collectif environnemental et individuel. La réduction des déchets est ainsi abordée sous un angle inédit. 

Promouvoir des gestes simples à adopter, inciter les Français à agir en montrant que chacun peut tirer un bénéfice individuel d’un comportement vertueux pour l’environnement, tous les publics seront interpellés par ce dispositif de campagne multi-cible d’une durée de trois ans conçu par BDDP Unlimited.

Le grand public -> 3 spots TV de 30’’ mettent en scène sous forme de saynètes des individus qui agissent pour éviter le gaspillage alimentaire, donner une 2ème vie aux objets dont ils n’ont plus l’utilité et valoriser leurs déchets. Ces films sont signés par la jeune plasticienne et réalisatrice Valérie Pirson. En complément de ces spots, des bannières web promeuvent d’autres bons gestes comme le compostage, l'emprunt/location, la limitation des impressions...

Les entreprises ->  la publication de publi-rédactionnels dans la presse spécialisée ainsi que la diffusion de bannières web doivent inciter les entreprises à réduire leurs déchets par le biais d'exemples concrets sur le bénéfice économique à en tirer et ce, dans différents secteurs d’activité comme l'imprimerie, la métallurgie, la plasturgie, l'agroalimentaire…

Les collectivités -> publi-rédactionnels et bannières web soulignent le rôle majeur des collectivités en matière de prévention et de gestion des déchets. 

Le site internet www.reduisonsnosdechets.fr a été entièrement repensé dans l’esprit de la campagne. Le public y trouvera des conseils pratiques pour réduire ses déchets au quotidien tout en mettant en avant les bénéfices qu'il pourra en tirer

 Le spot Gâchis zéro dans le chariot

 Le spot Les bons dons font les bons amis

 Le spot Le bonheur est dans le tri

Télécharger le dossier de presse (PDF - 560 Ko)

13 novembre 2013

Les campus de demain.

ETUDECAMPUS-couv-03Campus Responsables - premier réseau d’universités et grandes écoles engagées sur le développement durable - publie une étude prospective sur les tendances et pistes d’évolution pour faire des campus des lieux de vie et de formation durables à l’horizon 2030.

  • Comment enseigner aux « digital natives » ?
  • Quel est le nouveau rôle d’un lieu « physique » d’enseignement maintenant que le savoir est accessible à tous, partout, tout le temps ?
  • Quelles sont les nouvelles approches pédagogiques liées aux nouveaux outils numériques ?
  • Quel impact le décloisonnement des savoirs, la formation tout au long de la vie, la concurrence internationale, l’ouverture sur le monde de l’entreprise ou le travail collaboratif ont-ils sur l’architecture et l’aménagement des campus ?
  • Comment concevoir des campus résilients au changement climatique, intégrés à leur territoire, ouverts sur les villes avec lesquelles ils partagent leurs infrastructures ?
  • Quels sont les services de qualité de vie à mettre à disposition des usagers d’un éco-campus (logements étudiants, commerces…)?

Cette étude a été nourrie à la fois des interviews menées auprès de très nombreux experts nationaux et internationaux, prospectivistes et acteurs-phares de l’enseignement supérieur, mais aussi des meilleures études et recherches publiées récemment dans le monde, et naturellement des expériences innovantes menées par les campus internationaux.

L’objectif : ouvrir des pistes pour inspirer tout l’écosystème de l’enseignement supérieur français (gestionnaires de campus mais aussi enseignants, étudiants, fournisseurs et prestataires, partenaires…) à mettre en œuvre des solutions durables anticipant les enjeux-clefs de demain.

Créée en 2006 pour inciter et aider les établissements d’enseignement supérieur à intégrer le développement durable à leurs programmes et la gestion de leurs infrastructures, Campus Responsables compte 40 établissements membres de l’initiative dans toute la France.

 Le dossier de presse Campus durables de demain du 13/11/2013 (PDF - 2,5 Mo)

 L'étude Campus durables de demain

08 novembre 2013

La méthanisation en France à l'horizon 2030

VisuelbiogazSe tiennent les 7 et 8 novembre 2013 les Rencontres nationales pour le développement du biogaz organisées par la Région Midi-Pyrénées en collaboration avec les services de l’État, l’ADEME, ATEE, GrDF, le CLER et la Caisse des Dépôts.

L'ADEME a récemment publiée une estimation des gisements potentiels des ressources utilisables en méthanisation à l'horizon 2030 à l'échelle nationale. Les ressources prises en compte sont :

  • les ressources agricoles : effluents d’élevage, résidus de cultures, cultures intermédiaire à vocation énergétique ;
  • les ressources d’industries agro-alimentaires (IAA) par secteurs d’activités ;
  • les ressources de l’assainissement ;
  • les déchets verts ;
  • les déchets organiques des ménages ;
  • les déchets organiques de la restauration, des petits commerces, de la distribution, des marchés.

Les ressources suivantes ont été identifiées comme utilisables en méthanisation mais en phase d’expérimentation ou difficile à estimer, elles n’ont pas fait l’objet d’une évaluation quantitative à l’horizon 2030 :

  • les algues vertes,
  • les micro-algues,
  • l’herbe de bord de routes,
  • les prairies,
  • les productions agricoles de fruits et légumes.

Le gisement global mobilisable d'ici 2030 pour la méthanisation a ainsi été évalué à 130 millions de tonnes de Matière Brute soit 56 TWh d’énergie primaire en production de biogaz. Il est composé à 90% de matières agricoles

Ce gisement représente 30 % du gisement net disponible, le potentiel de production de biogaz à partir des ressources considérées dans cette étude s’élèvant à 185 TWh

En intégrant des ressources comme l’herbe de fauche de bord de route, les prairies naturelles et les CIVE d’été (Culture Intermédiaire à Vocation Energétique qui se situe entre la récolte d’une culture principale et le semis de la suivante) et ce, dans certaines conditions d’évolution des pratiques agricoles et utilisations des terres, le gisement net disponible pourrait atteindre les 240 TWh et le gisement mobilisable dépasser les 70 TWh à l'horizon 2030.

 Le rapport complet de l'étude

06 novembre 2013

Véhicules hybrides et électriques : c'est que du bonus !

En 2013, si vous achetez un véhicule qui émet moins de 105 g de CO2 par kilomètre, vous pouvez bénéficier d’une réduction sur son prix d’achat. C'est ce que l'on appelle le bonus écologique.

Bajstock.comLe bonus écologique est une aide financière destinée à inciter l'acheteur à s'orienter vers les voitures particulières neuves émettant peu de CO2 (moins de 105 g CO2/km). Plus les émissions sont faibles et plus le bonus est élevé. 

A contrario, ce système pénalise, via un malus, les acheteurs qui optent pour les modèles les plus polluants (dès 136 g de CO2/km). Plus les émissions sont fortes et plus le malus est élevé.

Il existe une zone intermédiaire où il n’y a ni bonus ni malus. Elle concerne les voitures qui émettent entre 106 g et 135 g de CO2/km.

Sont concernés tous les types de voitures particulières neuves qui comportent au plus neuf places assises, y compris celle du conducteur, et dont le poids total autorisé en charge n’excède pas 3,5 tonnes. Il s'agit de voitures neuves au sens de l’article R. 311-1 du code de la route, qu’elles soient immatriculées par des particuliers ou par des sociétés. Sont également concernés les véhicules particuliers ou les camionnettes loués avec option d'achat ou pour une durée d'au moins deux ans.

Par contre, ce dispositif ne soutient pas l'achat de véhicules destinés au transport de marchandises ainsi que les véhicules d'occasion. 

Pour faire un choix avisé avant de songer à l'achat d'un véhicule soutenu par ce dispositif, l'ADEME propose un comparateur en ligne (consommations, CO2 et polluants), régulièrement actualisé, concernant à ce jour l'ensemble des nouveaux véhicules homologués par l'UTAC mis sur le marché au 30 septembre.

 Le comparateur Car Labelling ADEME

 Pour en savoir plus sur le bonus écologique

 La voiture autrement !

05 novembre 2013

A ne pas manquer en novembre

L’événement – Déchets : une nouvelle campagne nationale de prévention 

Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas ! La prévention est le maître-mot de la Semaine européenne de la réduction des déchets (SERD), organisée par l’ADEME, qui se tient cette année du 16 au 24 novembre dans toute la France et en Europe.

Inscrite dans le cadre d'une nouvelle campagne nationale "Réduisons vite nos déchets, ça déborde", la SERD constitue le temps fort d'une mobilisation qui s'adresse aussi bien aux administrations, collectivités et associations qu'aux scolaires et au grand public. Tout le monde peut agir !

 Le programme de la SERD

L’actu – Salon Batimat 2013 : la mention RGE étendue et renforcée

Créée en 2011, la mention RGE permet aux particuliers d’identifier facilement les professionnels du bâtiment les plus qualifiés en matière de rénovation énergétique. A l’occasion du Salon Batimat 2013 (du 4 au 8 novembre 2013 à Paris Nord-Villepinte), Bruno Léchevin, Président de l’ADEME, a annoncé, en présence de Cécile Duflot, ministre de l’Égalité des territoires et du Logement, les dernières évolutions de la mention RGE, et notamment son extension aux professionnels de l’ingénierie du bâtiment (bureaux d’études et économistes de la construction).

L’ADEME donne rendez-vous à tous les professionnels du bâtiment sur son stand 5A D86.

 En savoir plus sur Batimat 2013

L’ADEME organise les 1ères Rencontres Nationales de l'Urbanisme Durable

Comment réussir le développement durable de la ville ?

Pour répondre à cette question, l’ADEME et le Groupe Moniteur organisent les 1ères Rencontres Nationales de l'Urbanisme Durable les 12 et 13 novembre à Paris. L’ADEME reviendra sur les outils existants et présentera l’AEU 2 (Approche Environnementale de l’Urbanisme), une méthodologie au service des collectivités et des acteurs de l’urbanisme pour les aider à mieux intégrer le développement durable dans tous leurs projets.

 1ères Rencontres Nationales de l'Urbanisme Durable

Journée technique de l’ADEME « Hydrogène et piles à combustibles »

L'ADEME organise cette Journée technique le 19 novembre à la Cité internationale Universitaire à Paris. Il s'agit de faire le point sur les développements des technologies hydrogène et piles à combustible pour les applications énergétiques : les premières démonstrations dans le domaine de la mobilité, des bâtiments, des réseaux ; les premiers retours d'expérience du point de vue des usagers et les bénéfices environnementaux et techniques à attendre de ces innovations. Bruno Léchevin, Président de l’ADEME, ouvrira cette Journée.

 En savoir plus

Colloque Primequal ADEME – MEDDE : Qualité de l'air à l'intérieur des bâtiments

Avec plus de 80% du temps passé dans des espaces clos, la qualité de l’air intérieur est une préoccupation sanitaire majeure des populations et des pouvoirs publics. L’ADEME et le Ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie organisent le Colloque Primequal « Qualité de l’air à l’intérieur des bâtiments : causes, effets, prévention et gestion » les 19 et 20 novembre à La Rochelle. Cette table ronde sera l’occasion de présenter l’ensemble des projets de recherche soutenus dans le cadre de ce programme et de fournir les bases scientifiques et les outils nécessaires aux décideurs et aux acteurs de l’environnement pour améliorer la qualité de l’air.

 Programme et inscriptions

29 octobre 2013

Des produits éco-labellisés pas si chers que ça !

Couv Guide LogosAprès avoir visité 81 magasins et relevé 1620 prix, une enquête inédite sur le choix et la compétitivité des « produits verts » écolabellisés - menée par la CLCV (association nationale de défense des consommateurs et usagers) avec le soutien de l'ADEME - fait état des constats suivants :  

  • le prix de certains produits écolabellisés peut rivaliser avec celui des enseignes hard discount (sans écolabel) (liquides vaisselle, filtres à café) ; mais les prix discount restent imbattables en ce qui concerne les lessives ;
  • les produits écolabellisés sont présents dans les rayons (hormis les shampooings et après-shampooings alors qu’ils existent) mais restent basiques et n’offrent pas toujours aux consommateurs de choix de gammes (ex : parfum, type de fermeture, etc.);
  • l’éventail des options proposé sur certains produits complexifie le choix du consommateur (exemple du sac-poubelle où le consommateur va devoir choisir entre le volume du sac, le type de fermeture (simple, poignée, coulissant) la qualité (anti-fuite, super résident parfumé) éventuellement la matière (recyclée ou non), etc.

 L'enquête détaillée

 En savoir plus sur la CLCV

 Notre guide pratique Les logos environnementaux sur les produits

24 octobre 2013

L'air que l'on respire en question

« Nul n’est besoin de rappeler ici comment des mesures environnementales et sanitaires utiles ont explosé en plein vol du fait de leur caractère jugé anti-social. Pourtant, l’Angleterre, l’Allemagne ou encore le Portugal sont arrivés à mettre en place des zones de basses émissions dans de nombreuses villes… Mais nous ne désespérons pas : si les ZAPA (Zones d’Actions Prioritaires pour l’Air), n’ont pas abouti, elles ont eu le mérite de nous rappeler à quel point pédagogie et mesures d’accompagnement étaient des éléments incontournables d’acceptation des mesures par la société.» a souligné Bruno Lechevin, Président de l'ADEME, lors des 2èmes Assises nationales de la qualité de l'air qui se tiennent en ce moment à Paris. 


Bandeau_Assises_Qualite-2013_564x115_2_

En France, la pollution atmosphérique concerne directement 60% des citoyens. Les grandes métropoles sont les zones les plus concernées mais chacun peut être touché par cette problématique dans ses activités quotidiennes : transport, logement, agriculture…

Publié en septembre dernier par le Ministère de l'Ecologie, le bilan de la qualité de l’air 2012 montre une amélioration de la qualité de l’air extérieur par rapport à l’année précédente. Néanmoins de fortes disparités persistent selon la période de l’année et le territoire considérés :

  • plus de 10 % des sites de mesures de dioxyde d’azote affichent des concentrations moyennes annuelles supérieures aux valeurs limites ;
  • un événement de pollution d’ozone d’ampleur nationale a eu lieu au cours de la deuxième quinzaine du mois de juillet ;
  • dans 16 agglomérations de plus de 100 000 habitants, au moins une station de mesure a dépassé plus de 35 jours la valeur limite journalière pour les PM10. Sept stations ont même dépassé la valeur limite annuelle, à Paris et Marseille notamment. Ces dépassements sont observés sur des stations de mesures situées à proximité du trafic routier.

L’Etat français est sous la menace d’une condamnation de la Cour de Justice de l’Union Européenne. Une procédure de contentieux européen a été ouverte par la Commission européenne pour les particules « PM10 » dans plusieurs zones du territoire national. Il existe également un risque de contentieux européen pour le dioxyde d’azote (NO2).

« ...les chiffres parlent d’eux-mêmes et ce n’est donc pas uniquement par peur du gendarme européen et des contentieux en cours qu’il nous faut agir. C’est car la qualité de l’air, malgré l’ensemble des travaux et des progrès réalisés, reste un problème sanitaire et environnemental majeur et il nous faut donc poursuivre les efforts en matière de prévention et de réduction de la pollution atmosphérique. » a rappelé Bruno Lechevin.

La qualité de l’air intérieur constitue également une préoccupation sanitaire grandissante car nous passons entre 70% et 90% de notre temps dans les espaces clos.

Dans les bâtiments, les sources d’émissions de substances polluantes sont nombreuses : matériaux de construction, meubles, produits d’entretien, peinture, appareils de chauffage... Les composés se dégagent naturellement des matériaux ou sont émis via des processus de combustion.

 Lire le dossier de presse

 Les Assises nationales en replay

Lors de ces 2èmes Assises nationales de la qualité de l'air , l'ADEME a souhaité diffuser un film d'animation - intitulé « On ne badine pas avec l'Aérosol » et réalisé par Fanny Mazoyer, Alexie Heimburger et Gaultier Durhin - permettant de mieux comprendre ce que sont les particules, leurs rôles et leurs effets sur la santé

 

Les 2èmes Assises nationales de la qualité de l'air réunissent élus locaux, représentants de l’État, partenaires européens, fédérations professionnelles (transports, bâtiment), associations de citoyens, professionnels de santé, universitaires...

L'événement est l'occasion d'aborder les points suivants :

  • Quelles actions déjà menées pour améliorer la qualité de l’air, et comment partager les retours d’expérience ?
  • Quelles sont les conditions de réussite d’une action efficace en faveur de la qualité de l’air ?
  • Comment mobiliser les différents acteurs, et articuler leurs rôles ?

A noter parmi les temps forts de ces deux journées, l'intervention de l’OMS sur "Pollution atmosphérique et cancer".

21 octobre 2013

Une campagne d’information en faveur de la rénovation énergétique des logements

Jecorenove_jeconomiseLe ministère de l’Égalité des territoires et du Logement et le ministère de l’Écologie lancent aujourd’hui une grande campagne de communication pour faire connaître aux Français « J’éco-rénove, j’économise », le dispositif d’aide à la rénovation énergétique des logements.

Pour inciter les particuliers à engager des travaux de rénovation énergétique de leur logement et les aider dans leurs démarches, le Gouvernement a mis en place le dispositif « J’éco-rénove, j’économise », qui est opérationnel depuis début septembre. Ce dispositif d’accompagnement et de conseil repose sur un numéro de téléphone unique national (0810 140 240), un site Internet (renovation-info-service.gouv.fr) et plus de 450 « points rénovation info service » (Pris) répartis sur l’ensemble du territoire.

Il s’inscrit dans le cadre du plan de rénovation énergétique de l’habitat qui répond à l’engagement du président de la République de rénover 500 000 logements par an d’ici à 2017 et ainsi de diminuer de 38 % la consommation d’énergie dans le secteur du bâtiment à horizon 2020.

« J’éco-rénove, j’économise » s’appuie sur un partenariat avec l’ADEME, l’Anah (Agence nationale de l'habitat) et l’Anil (Agence nationale pour l'information sur le logement), ainsi que sur les actions déjà mises en place dans les territoires par les collectivités locales.

La campagne de communication, conçue par les agences Lowe Strateus et CLMBBDO, se déroulera en plusieurs temps:

  • un spot télévisé (30'') qui sera diffusé du 21 octobre au 8 novembre 2013 sur les chaînes hertziennes et TNT,
  • une campagne radio nationale qui se déroulera du 4 au 20 novembre,
  • une importante déclinaison Web jusqu’à la fin de l’année.

  Le site renovation-info-service.gouv.fr

  Dispositif j'éco-rénove, j'économise