Energies Marines Renouvelables (EMR): un nouvel appel à projets

Label IA_100mmLa France dispose sous sa juridiction d’une surface maritime de onze millions de km2, représentant un potentiel de valorisation énergétique parmi les plus importants au niveau mondial. Ce potentiel se double d'une solide base industrielle et scientifique dans les secteurs maritimes et énergétiques.

Pour ces raisons, les Energies Marines Renouvelables apparaissent comme une filière industrielle stratégique sur le long terme pour la France. Quatre technologies se trouvent aujourd’hui au stade de la démonstration préindustrielle :

Sabella
  • l’énergie hydrolienne marine, issue des courants marins ;
  • l’éolien flottant, qui peut exploiter l’énergie du vent à des distances éloignées VertiWind des côtes ;
  • l’énergie houlomotrice, issue de l’énergie des vagues ;
  • l’énergie thermique des mers, due aux différences de température entre les eaux de surface et les eaux profondes.

C’est dans ce contexte que l’ADEME lance aujourd’hui, dans le cadre du Programme d'Investissements d'Avenir (PIA) et pour le compte de l’Etat, un second Appel à Manifestations d'Interêt (AMI)  « Energies Marines Renouvelables – Briques et Démonstrateurs ».

Son objectif est de consolider par l’innovation les quatre filières technologiques de ce secteur, destinées à produire de l’électricité injectée sur les réseaux continentaux et insulaires.

Ces quatre filières pourront proposer des projets de « briques technologiques », c’est-à-dire des éléments indispensables au déploiement à grande échelle des énergies marines.

Ces briques peuvent être communes à plusieurs filières comme par exemple de nouvelles méthodes d’installation, des dispositifs permettant de faciliter le raccordement électrique ou la préparation des fonds marins.

D’autres sont plus spécifiques. Pour l’énergie thermique des mers, les projets visent la démonstration d’échangeurs thermiques ou de conduite d’eaux profondes. Pour l’éolien flottant, il s’agit d’innover exclusivement sur les flotteurs, ancrages et câbles dynamiques. Pour la filière houlomotrice, les projets attendus consistent également en des démonstrateurs en mer d’une unité de production à une échelle représentative des conditions d’exploitation.

L’AMI est ouvert depuis le 8 mai 2013 et se clôture le 31 octobre 2013. Il décrit précisément les modalités pour les interventions en aides d’Etat. Les demandes d’aides d’Etat peuvent être soumises pendant toute la période d’ouverture de l’AMI.

 En savoir plus sur ce nouvel AMI

 En savoir plus sur le Programme d'Investissements d'Avenir

L'ADEME en Chine, une action de terrain

La présence de l’ADEME dans les accords bilatéraux franco-chinois contribue à la mise en œuvre sur le terrain des engagements pris pour le développement urbain durable et la lutte contre le changement climatique :
  • présentation et échange de savoir-faire autour de la politique française (investissements d’avenir, scénarios 2030-2050, transition énergétique) et des mesures dans le domaine de la maîtrise de l’énergie au sein des groupes de travail (ex. groupe franco - chinois sur le climat);
  • transfert de méthodes et d’outils (indicateurs d’efficacité énergétique, bilan carbone, PCET) auprès des décideurs et gouvernements locaux.

Le soutien d’initiatives et de projets en matière d'innovation dans les domaines de :

  • Wuhan l’efficacité énergétique dans le bâtiment : 900 000 m² de construction neuve et réhabilitation à Shanghai, Beijing, Shenyang et dans le Heilongjiang avec le FFEM et réhabilitation de 650 000m² de bâtiments publics à Wuhan avec l’AFD (voir notre fiche);
  • le développement de stratégie énergie-climat à Wuhan et Tianjin, en s’appuyant sur l’adaptation d’outils (bilan GES, échange de savoir-faire sur les politiques publiques);
  • la planification urbaine durable (ateliers d’urbanisme en novembre 2010 à Wuhan, étude sur le potentiel de l’Approche Environnementale de l’Urbanisme en Chine présentée lors du forum THNS à Shanghai en 2010,...)
  • le partenariat UE/Chine sur l’urbanisme durable : réponse en cours à l’appel d’offres UE-China « Ecocities » (9,4 M€ /4 ans) visant notamment l’élaboration d’une « éco-ville pilote » rassemblant les meilleurs savoir-faire européens.

Le transfert de méthodes et de savoir-faire pour la mise en place d’un observatoire du marché chinois et ce, afin d'accompagner les achats publics et encourager l'harmonisation des standards de mesure de la performance énergétique et environnementale des équipements.

Partenariat avec TOP10 China, WWF, le VECC (the Vehicle Emission Control Center sous l’autorité du MEP) et le CNIS (the China National Institute of Standardization).

L’ADEME soutient une coopération dans le domaine de la formation; formation continue diplômante auprès des futurs décideurs et cadres supérieurs et formation auprès des professionnels :

  • post-mastères franco-chinois sur l’environnement et l’énergie (ENSMP, l’INSA de Lyon et l’Université de Tsinghua à Pékin);
  • appui à la formation de formateurs du Centre de Formation Franco-chinois aux Métiers de l’Energie (CFFCME) basé à Pékin.

Une mobilisation du savoir-faire français public et privé sur des projets d’investissement afin de contribuer aux objectifs chinois du 12ème plan (2011-2015) et à la croissance de la demande de services et de technologies générée sur ce marché de la maîtrise de l’énergie, via notamment le réseau du Club ADEME International (130 éco- PME/PMI).

A savoir : dans le secteur de l’énergie, le 12ème plan quinquennal (2011-2015) a fixé les objectifs suivants:

  • réduction de l'intensité énergétique de 16% (outils de financement pour bâtiment et industrie);
  • réduction de l'intensité carbone de l'économie chinoise de 17% (18% pour l'industrie);
  • électricité : production de 100 GW d’éolien et de 15 GW de solaire en 2015 .

   Fiche projet Ville de Wuhan (458 Ko)

Bruno Lechevin : « Donner plus de lisibilité à l'action de l'ADEME »

Photo BLQuelques semaines après sa nomination à la tête de l’ADEME, Bruno Lechevin a pu prendre toute la mesure de la diversité des actions de l’Agence, de son expertise et de la richesse des sujets sur lesquels les équipes, professionnelles et passionnées, interviennent.

Dans le contexte actuel, la tâche de l’ADEME et de son président est grande car les attentes vis-à-vis de l’agence sont fortes. Mais les fondamentaux de l’ADEME – tant au niveau national que territorial – lui ont permis jusqu’alors et depuis 20 ans, d’évoluer et de s’adapter, avec pour objectif essentiel : accompagner la société française dans sa transition énergétique et écologique et répondre au mieux aux besoins de ses publics dans le respect de l’intérêt général.

« Aujourd’hui, mon ambition est de donner plus de lisibilité et de visibilité à l’action de l’ADEME, de mieux mettre en lumière le sens de notre action et de le faire partager. Nous contribuerons ainsi à la réussite de la transition énergétique et écologique » souligne Bruno Lechevin, Président de l’ADEME.

 Une voie possible pour la transition énergétique

 La rénovation énergétique dans l'habitat privé : les initiatives locales

 Les certificats d'économie d'énergie :  un dispositif incontournable

 Journées de l'Energie : les Espaces Info-> Energie mobilisés

Lire la suite "Bruno Lechevin : « Donner plus de lisibilité à l'action de l'ADEME »" »

Véhicules hybrides rechargeables : 46% d’économie de carburant en 3 ans !

Aujourd’hui, Toyota, EDF, la Ville et la Communauté urbaine de Strasbourg - soutenus par l'ADEME - ont conclu un programme unique de démonstration de trois ans couvrant plus de 4.000.000 km sur l’efficacité de la technologie hybride rechargeable.

Après trois années d'expérimentation - ce programme a été lancé le 27 avril 2010 - les différents partenaires ont livré les conclusions finales des données recueillies à travers ce projet à grande échelle destiné à rassembler des enseignements sur l’utilisation en conditions réelles des Véhicules Hybrides Rechargeables (VHR) de Toyota ainsi qu’à stimuler le développement d’un réseau d’infrastructures de charge dédiées à ce type de véhicule .

Selon Patrick Coroller, chef du service Transports et Mobilité de l'ADEME : 38% de VHR sont à prévoir en 2050, ce projet annonce l'électromobilité de demain, une mobilité robuste capable de faire face aux défis, tant énergétiques et environnementaux qu'économiques et sociétaux. Il s'agit désormais de transporter mieux et moins.

Graphique DHRT2

Dans la pratique, en 3 ans ce sont :

  • plus de 4 millions de km parcourus,
  • un kilométrage moyen observé de plus de 19 000 km par an,
  • une fréquence moyenne de recharge de 1,1 fois par jour,
  • une durée de charge moyenne de 75 minutes,
  • un tiers du temps de conduite effectué en mode électrique.

 

Les principaux enseignements de cette expérimentation sont les suivants :

  • comparé à un véhicule essence de taille similaire, l’économie de carburant moyenne s’établit à 46% avec une fréquence de 1.1 recharge quotidienne,
  • l’étude confirme la corrélation entre la consommation de carburant et la fréquence des recharges en électricité: plus le véhicule est rechargé fréquemment, plus l’économie en carburant est importante,
  • l’étude révèle qu’une réduction de près de 70% de la consommation de carburant est possible lorsque le véhicule est rechargé plus fréquemment, en moyenne 1.6 fois par jour, ce qui représente une économie de 1.400 euros en frais d’utilisation annuels,
  • développement d’un réseau de 145 points de charge, dont 9 bornes en parking et 12 bornes sur l’espace public,
  • 60% des charges sont effectuées sur le lieu de travail et 37% au domicile des utilisateurs; les bornes en voirie constituent un complément de charge apprécié par les utilisateurs,
  • le décalage de la charge permet également de réduire les émissions de CO2 de 10 à 15 %,
  • le coût moyen d’un plein d’électricité est d’environ 30 centimes d’euros TTC.
 Le bilan de 3 années d'expérimentation - Avril 2013 (PDF - 1,4 Mo)

A ne pas manquer en avril

L'actu

ErDF et STMicroelectronics France, lauréats de l’Appel à Manifestations d’Intérêt (AMI) Smart Grids, dévoilent leur projet le 11 avril 2013 à Toulouse.

Les publications du mois Couv' dossier A&V

  • Rénovation énergétique, les réseaux facilitent l'action, le nouveau dossier du magazine ADEME & Vous
  • La transition énergétique, c'est quoi ?, le dossier du mois sur M'Ta Terre

Les rendez-vous d'avril

  • PREDIT, le colloque sur les technologies pour des véhicules routiers plus propres et plus économes
  • Salon Ecotech City, le rendez-vous des professionnels de la ville innovante, performante et durable
  • eCarTec Paris, le salon international de la mobilité électrique en France
  • Les Deauville Green Awards
 En savoir plus : L'oeil sur l'ADEME - Avril 2013 (PDF - 1,9 Mo)

Innovation : une nouvelle vie pour les déchets

Logo_ia Le gouvernement annonçait hier, mardi 19 mars, 20 millions d’euros d’aide pour 9 projets retenus sur la thématique « Recyclage et valorisation des déchets » du Programme d’Investissements d’Avenir piloté par l’ADEME pour le compte de l’Etat.

Cette aide s'inscrit dans une action plus globale dédiée à l’innovation et le développement d’une offre industrielle française dans le domaine de « l’économie circulaire ».

Dotée d’une enveloppe de 194 millions d’euros, gérée par l’ADEME, cette action porte sur trois thématiques complémentaires : les déchets, la dépollution de sites et l’écoconception. Chacune de ces thématiques a fait l’objet d’un premier Appel à Manifestations d’Intérêt (AMI). Au total, ce sont 66 projets qui ont été proposés.

A l’occasion du 4ème Forum Nouvelles matières premières qui se tient à Lille les 20 et 21 mars 2013 et sur lequel est intervenu Bruno Lechevin, nouveau président de l’ADEME, l'Agence revient plus en détails sur la sélection des 9 premiers lauréats retenus pour financement dans le cadre de l’AMI « Recyclage et valorisation des déchets » dont six sont portés par des PME.

 En savoir plus sur les 9 projets lauréats (PDF - 645 Ko)

 Zoom sur 6 projets soutenus

 Le projet TREZ (reportage BFMTV)

 En savoir plus sur le Programme d'Investissements d'Avenir 

Lire la suite "Innovation : une nouvelle vie pour les déchets" »

Vers des véhicules plus légers : le poids de l’innovation

Logo_iaL’ADEME présente aujourd’hui trois projets d’envergure, lauréats de l’Appel à Manifestations d’Intérêt (AMI) « Allègement, Aérodynamique, Architecture des véhicules », qu’elle a lancé et géré pour le compte de l’Etat dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA). Issus plus spécifiquement du volet « Véhicule du futur » du PIA, ces projets s’attachent notamment à réduire le poids des véhicules routiers et à contribuer ainsi à la réduction de leurs consommations d’énergie et de leurs émissions de CO2. Ils témoignent de la mobilisation de la filière automobile française dans son ensemble.

  • DEMOS : Concevoir une armature de siège avant plus légère, par l’utilisation d’une structure multi-matériaux constituée de métaux et de composites thermoplastiques
  • COMPOFAST : Proposer aux constructeurs automobiles une offre complète de matériaux composites thermoplastiques compatibles avec la structure actuelle des véhicules
  • ASSEMBLAGE FASTLITE : Développer des solutions d’assemblage multi-matériaux respectant les contraintes de la production automobile de grande série

 Notre communiqué du 12/03/2013 (PDF- 430 Ko)

Plus d'information sur les 3 projets retenus

SCORE LCA : un réseau pour faire évoluer la méthode A.C.V.

Logo SCORE LCAEn mai 2012, EDF, GDF SUEZ , RENAULT, SAINT-GOBAIN, TOTAL et VEOLIA Environnement ont créé SCORE LCA, une structure d’étude et de recherche dédiée aux travaux relatifs à l’Analyse du Cycle de Vie.

Qu'est ce que l'Analyse du Cycle de Vie ou A.C.V. ? 

C'est une méthode d’évaluation multicritère permettant de dresser un bilan des impacts environnementaux de produits, de procédés, de services, ou d’organisations, “du berceau à la tombe”, c'est à dire tout au long de leur cycle de vie. 

Soutenue par l'ADEME, SCORE LCA souhaite promouvoir et organiser la collaboration entre les entreprises, les institutionnels et les scientifiques afin qu'évoluent, aux niveaux européen et international, cette méthode et sa mise en pratique.

Il s'agit en d'autres termes de faire progresser la pratique de l’ACV et de diffuser largement ses avancées, afin de répondre de manière plus pertinente, efficace et opérationnelle aux besoins actuels et futurs des entreprises.

 Le communiqué SCORE LCA (PDF- 141 Ko)

 En savoir plus

Repenser les villes dans une société « postcarbone »

L’idée d’une transition vers une société dite « postcarbone » fait peu à peu son chemin, avec pour objectifs principaux : une division par quatre d’ici à 2050, par rapport à 1990, des émissions de gaz à effet de serre (dans les pays du Nord), une quasi-autonomie à l’égard des énergies carbonées (pétrole, gaz, charbon), une capacité suffisante d’adaptation aux changements climatiques, et enfin, une attention plus grande aux situations de précarité énergétique.

Logo FururiblesA été lancé en 2009, un programme copiloté par la Mission prospective du ministère français de l’Écologie et par l’ADEME : « Repenser les villes dans une société postcarbone », dont les travaux sont encore en cours en vue d’un rapport final prévu en 2013, et auquel la revue Futuribles consacre, ce mois-ci, un dossier spécial, coordonné par Jacques Theys, qui a lancé ce programme, et Éric Vidalenc, qui en est aujourd’hui coresponsable avec Nathalie Etahiri.

Leur article, en ouverture de ce dossier, présente la démarche et les réflexions au cœur de ce programme qui analyse en profondeur le rôle que les villes jouent, ou pourraient jouer, dans la promotion d’évolutions et ruptures majeures en faveur d’une société postcarbone. Les auteurs y présentent en particulier les six scénarios de transition qui ont été élaborés en vue de proposer divers cheminements possibles vers des villes postcarbone à l’horizon 2050, au travers d’actions et mesures très concrètes dans le domaine des politiques de transport, de logement, dans les choix énergétiques, l’habitat, les modes de vie, etc. Ils soulignent enfin un enjeu majeur sous-jacent à une telle ambition : la capacité à articuler les trois temps de l’action — les court, moyen et long termes.

 Au sommaire du N°392 de la revue Futuribles

Repenser la gestion de l'énergie dans l'industrie

  • 55 % de l’énergie finale consommée en France résultent des activités des entreprises, dont 25% Dossier A&V N°62 concernent uniquement les activités industrielles.
  • 25 % , c’est le taux de diminution de l’intensité énergétique industrielle sur les 20 dernières années.
  • 17 % environ de la consommation de combustible en industrie sont perdus en chaleur fatale de plus de 100 °C,  c'est-à-dire la chaleur résiduelle non utilisée (fumées, buées de séchage…).
  • 40 % de réduction des émissions mondiales industrielles de GES devraient provenir, en 2050, de mesures d’efficacité énergétique, selon l’Agence internationale de l’énergie.

Repenser l’énergie dans les entreprises industrielles est donc une nécessité. C'est le thème abordé par le dossier du prochain ADEME & Vous à paraître en février.

 Le dossier ADEME & Vous N°62 (PDF - 2,8 Mo)

Nous contacter